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Qui n’aime pas les blagues ? Afin de vous aider à vous détendre un peu pendant cette période de confinement, on va vous raconter quelques histoires drôles typiquement vietnamiennes.

De plus, vous allez découvrir des “fun facts” traduisez par « faits drôles » après chaque blague, qui vous permettront de mieux comprendre le sens parfois caché de ces répliques humoristiques.

« Oui je sais ! »

C’est un garçon un peu bête qui dit souvent des choses négatives. Ses parents lui ont donc répété de ne pas le faire :

  • « C’est le Têt, tu ne dois surtout pas parler de mort ou de malheur. Tu as compris ? »
  • « N’oublie pas, hein, sinon on te punit jusqu’à la fin de l’année ! »

Un jour, son père l’amène à un mariage. Avant d’y aller, il lui rappelle de ne pas dire ou faire des choses qui portent malheur. Le garçon hoche la tête :

  • « Oui oui, je sais je sais. Ne t’inquiète pas ! »

Au repas de mariage, son père lui répète :

  • « Tu n’oublies pas ce que je t’ai dit, hein ? »

Le garçon répond alors à voix haute:

  • « Oui c’est bon je sais ! Je ne vais pas dire des choses négatives, on est à un mariage pas à un enterrement, quand même ! »

Fait drôle : Au travers de cette histoire drôle, pour un Vietnamien, on peut  apprendre pas mal de choses sur la culture vietnamienne.

Au Vietnam, pendant la période du Têt (le nouvel an lunaire vietnamien), on évite strictement les pensées aux idées noires et les mots négatifs. On ne parle que de bonnes choses, on s’adresse l’un à l’autre avec des belles paroles, on offre ses meilleurs voeux. Il faut dire des choses positives pour bien commencer l’année, en espérant que la nouvelle année se passera bien. Cette histoire illustre aussi une idée de l’éducation parentale, assez stricte.

enfants vietnam

Nos enfants, de l’innocence mais aussi beaucoup de malice !

Achat d’un ticket de loto

La vendeuse de loto :

  • « Monsieur, voulez-vous acheter un loto ? Allez tentez votre chance, je suis sûre que vous allez gagner ! »

Le monsieur lui répond:

  • « J’en ai déjà pris un ! »
  • « Alors prenez-en un de plus ! Plus vous en achetez, plus vous aurez des chances de gagner. »
  • « Et si je ne gagne pas ? » rétorque le monsieur.
  • « Alors vous viendrez me voir ! »
  • « Pourquoi faire ? »
  • « Ben pour en acheter d’autres ! »

Fait drôle : Au travers de cette blague, on apprend une chose intéressante sur le quotidien vietnamien. Au Vietnam, il y a des vendeurs de rue. Ils se promènent dans la rue et invitent (voire harcèlent) les passants à effectuer des achats.

Ensuite, on apprend également des choses sur leur façon de converser à quelqu’un. Au lieu de dire bonjour pour commencer la conversation, les Vietnamiens utilisent souvent une interpellation qui se forme par un titre (le pronom) + le “oi”, par exemple ici: Anh oi! = Monsieur !

vendeur rue vietnam

Les vendeurs de rue, redoutables dans l’art de négocier.

La vérité sort de la bouche des enfants

Sujet : “Décris ton grand-père”

“Chez moi on a un grand père. Il n’a pas de dents. Le matin ma mère lui donne à manger. Le midi mon père le nourrit. Quand mes parents ne sont pas à la maison, il doit jeûner.”

Sujet : “Décris ton animal préféré”

« Chez moi on a un pingouin. Puisqu’il adore la neige on l’avait mis au congélateur. Tous les matins mon père ouvre le frigo pour le nourrir. J’aime mon pingouin et mon père. »

Fait drôle : Premièrement, dans plusieurs familles vietnamiennes, les différentes générations vivent sous le même toit. Il est aussi courant de faire venir ses grands-parents ou parents vivre avec soi pour mieux en prendre soin quand ils sont âgés.

Deuxièmement, dans les écoles vietnamiennes, lors des cours de littérature, les professeurs enseignent sur plusieurs types de texte : descriptif, narratif, explicatif et argumentatif. Pour le texte descriptif, les élèves doivent souvent traiter des sujets comme ceux cités ci-dessus : décrire quelque chose ou quelqu’un. Et en France, comment cela se passe t-il ?

Il ne reste que le foie de Dieu que je n’ai pas mangé

Dans un village, il y a un seigneur très riche et snob. Un jour, lorsqu’il est en train de manger plein de bons plats, son serviteur lui adresse des mots très flatteurs :

  • « Maître, votre repas d’aujourd’hui est rempli de délices uniques. Je suis sûr qu’il n’y a que vous qui pouvez vous le permettre. »

Le maître étant très satisfait, lui répond avec arrogance:

  • « Toutes les choses de ce monde, je les ai déjà toutes goûtées. Il ne reste que le foie de Dieu que je n’ai pas encore mangé. »

Son serviteur lui répond poliment :

  • « Oui Maître, il ne manque que le foie de Dieu que vous n’avez pas encore mangé, et moi grâce à votre fortune, moi aussi j’ai déjà tout mangé, sauf du caca. »

En entendant cela, le maître se sent très fâché mais il ne peut que se taire.

Fait drôle : cette histoire a lieu au Vietnam pendant la période féodale. À cette époque, il y avait une division de classes sociales : le maître (propriétaire foncier) et le serviteur.

On remarque également ici une expression vietnamienne : « manger le foie de Dieu ». C’est une métaphore qui veut dire « être téméraire » au sens figuré. Dieu est très respecté par le peuple, alors qui oserait manger son foie ? En vietnamien, pour dire « oser », on dit « avoir du foie » (co gan). Pour dire « être insolent », on dit « avoir un grand foie » (to gan). Le foie est donc très lié avec le courage. Dans cette histoire, le maître a utilisé l’expression « manger le foie de Dieu » pour littéralement se vanter de sa richesse.

Plus grand que cet autocuiseur

C’est l’histoire d’un garçon très gourmand. Un jour, il vient manger chez son ami. Bien qu’il s’est fait servir 6 fois du riz, il a toujours envie d’en manger. Alors qu’il n’osait pas en demander plus, un vendeur de pomelos passe devant la porte. Cela lui a donné une idée. Il dit à son ami:

  • « Dis donc, les pomelos chez toi sont énormes. Chez moi, ils ont seulement la taille de ce bol de riz. »

Il le dit en tendant son bol vide exprès pour que son ami le voit. Mais malheureusement, il n’y a plus de riz dans l’autocuiseur, l’hôte lui répond en souriant :

« Non ils sont petits cette année, avant ils étaient encore plus grands, grands comme cet autocuiseur ! »

Fait drôle : premièrement, au Vietnam, quand un invité vient manger chez un hôte, il est toujours servi en riz. Un membre de la famille se chargera de lui servir du riz pendant le repas. On mange plusieurs fois du riz durant le repas (souvent on se ressert 2-3 fois).

Deuxième point, on doit rester très poli l’un envers l’autre. Les Vietnamiens ont pour habitude de dire les choses indirectement (tourner autour du pot). Car cela fait partie de la politesse et des règles sociales.

Troisième point, les foyers au Vietnam d’autrefois laissaient toujours leur porte de la maison ouverte. Ils ne se sentent pas dérangés si les gens voient l’intérieur de leur demeure. Au sein des petites maisons où il n’y a pas beaucoup d’espace, il est très courant de manger dans l’entrée. Ainsi, les membres de la famille voient tout ce qui se passe dehors même pendant les repas.

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Le riz est plus qu’un aliment au Vietnam, il nourrit tout un imaginaire.

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