Ils sont des maillons essentiels d’Amica Travel. Nos guides vous permettent de parcourir le pays avec ceux qui y sont nés. Derrière ce beau métier de transmission des connaissances et du plaisir de la découverte, se cachent une personnalité, des passions et des parcours singuliers.

Vous avez peut-être eu de la chance de le rencontrer lors de vos voyages en Indochine, voici le portrait de Luong Quang Hieu, guide local, 8 ans d’Amica Travel et 10 ans de francophonie. En accompagnement, nous vous avons sélectionné quelques unes de ses plus belles photos.

rizières nord vietnam

Combiner le plaisir de voyager et celle de la photographie.

Interview de Luong Quang Hieu

1) Présentez-vous en quelques mots, pour nos voyageurs qui ne vous connaissent pas

Je m’appelle Hieu (les voyageurs prononcent mon prénom “Yo”). J’ai appris le français à l’âge de 12 ans, je l’aime bien et j’ai choisi l’école des langues étrangères – Ecole nationale de Hanoi (département de français) pour mes études supérieures. Depuis la sortie de cette école, en 2016, je travaille comme guide francophone. Je suis maintenant marié et nous avons un fils de 5 ans.

2) Pourquoi avez-vous décidé de devenir guide ?

Après mes études, je voulais continuer à poursuivre dans le français du droit mais à ce moment-là, le tourisme commença à bien se développer, les voyageurs francophones venant de plus en plus au Vietnam, les francophones étaient alors très sollicités. J’ai donc décidé d’essayer dans ce domaine.

3) Avez-vous une anecdote mémorable lors de l’un de vos voyages, en tant que guide local à raconter aux lecteurs ?

Une anecdote mémorable s’est produite lorsque j’ai accompagné un groupe de voyageurs au Laos en tant que guide principal. Un monsieur voulait se procurer des serviettes hygiéniques dans un tout petit magasin local dans la région montagneuse du nord du Laos, bien entendu, celui-ci ne maîtrisant pas bien le laotien (même si il possédait quelques notions), a dû utiliser le langage du corps pour faire comprendre à la vendeuse de ce qu’il voulait. Celle-ci a finalement compris, dans un éclat de rires.

photo voyageurs amica travel

Luong Quang Hieu avec des voyageurs d’Amica Travel.

4) Est-ce que c’est le métier qui vous a fait aimer la photographie ou l’inverse ?

C’est le métier qui m’a fait aimer la photographie. Après plusieurs voyages, j’ai découvert pas mal de beaux paysages, de splendides montagnes, des sourires marquants, etc. Un jour, je me suis demandé : “ est ce que je dois capturer ces moments uniques ?” De peur de ne plus revoir la meme chose… Et puis je tenais à les faire partager à mes amis et à ma famille. L’appareil photo en poche, j’ai cherché ensuite à apprendre à comment prendre de belles photos.

sapa coucher de soleil

Sur les chemins, des moments uniques à capturer, comme ce coucher de soleil sur le mont Fansipan et la ville de Sapa.

5) Quels sont les côtés moins reluisants d’être guide local ?

L’accompagnement des voyageurs dans les régions reculées est très intéressant, ça m’aide à découvrir plein de belles choses. Mais il faut aussi prendre patience de certaines choses parfois difficiles à voir et à vivre, comme les conditions de vie difficiles de certains locaux, ou passer 4 à 5 nuits consécutives dans des auberges familiales au confort qui paraît bien entendu sommaire pour nous. Il m’est arrivé de m’endormir sans avoir pu prendre de douche, par manque d’eau douce, après une bonne journée de marche.
Ensuite il y a aussi le temps passé dans certains trajets, notamment pour gagner quelques villages isolés en saison des pluies. Enfin, les grandes randonnées (de 20 à 25 kms à pied par jour, parfois en pleine forêt) m’obligent à être en forme !

ethnie nord vietnam

Des gestes, des visages, des couleurs…

6) Comment percevez-vous l’évolution du tourisme au Vietnam dans l’avenir ?

À mon avis, les voyageurs francophones continueront à venir au Vietnam et seront plus nombreux, car la destination est tendance et le Vietnam a une relation historique et culturelle avec la France.
Ce qui m’inquiète c’est qu’un jour, cette demande risque d’impacter le travail des guides francophones, puisqu’une grande majorité de jeunes Vietnamiens privilégient désormais l’anglais au détriment du français. Ce manque d’effectif aura une autre conséquence plus grande et qui existe déjà à plus petite échelle : celle de ne pas pouvoir assurer toutes les demandes de voyages au Vietnam.

Sur le plan environnemental, le développement du tourisme entraîne quelques effets négatifs : l’accumulation des déchets et notamment plastiques, ainsi que la perte de surfaces agricoles et naturelles.
La découverte, ainsi que la visite des villages reculés pourrait faire disparaitre la culture et les coutumes locales, l’ensemble des contrées sera un jour ou l’autre fréquentées comme les sites incontournables, on ne pourra plus trop parler de « hors des sentiers battus ». Pour freiner cela, l’avenir du tourisme au Vietnam doit donc se développer de manière raisonnée et responsable, et c’est ce que Amica Travel s’efforce depuis une décennie à faire véhiculer ce message.

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« Vous faire aimer mon pays »

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